Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 23:25





 

 



 



4jours 114929s




15 AVRIL 2012

 




Mardi 10 Avril 2012 20 H 56


Le compte à rebours n'en est déja plus un et la course se profile à l'horizon.Je me repasse le parcours pour bien me remettre en mémoire ce tracé que j'apprécie tant. 


J'ai découvert le format marathon avec Paris en 2008 , après 8 mois de course à pied seulement ! 


Une vraie révélation qui loin de m'éloigner de la course à pied , au contraire, m'a conforté dans mon envie quasi viscréale de continuer à me dépasser. 


Mercredi 11 Avril 2012 22 H 42 


Une semaine qui n'est pas évidente car le quotidien a plutôt tendance à me prendre toute l'énergie qui est la mienne. 


Difficile de se préserver pour une course comme le marathon car autour de soi la vie professionnelle et la vie tout court empiète largement. 


Ce n'est pourtant pas le moment mais je m'adapte comme je l'ai toujours fais , je me suis promis de ne plus me laisser dévorer et je vais essayer de tenir parole. 


Et mon week end de trois jours va m'y aider : le vendredi me permettra de retirer mon dossard en toute tranquilité et de bénéficier de running expo par la même occasion. 


Comme prévu je profite de cette matinée du vendredi pour retirer mon dossard et me fais une joie de parcourir les allées de Running Expo même si je sais d'ores et déja que je ne vais pas du tout trainer en route et m'économiser au maximum. 


Le trajet aller et retour en voiture ainsi que la récupération du dossard ne me prennent pas plus d'une heure. 


Sur le chemin du retour je m'étais promis de passer par mon coiffeur qui me fais une coupe règlementaire pour la course à pied , c'est psychologique mais à un moment ou à un autre cela aura son importance. 


L'après-midi se déroule tranquillement. Le repas de midi ne varie pas de ceux de la veille et de ceux que je prendrai le lendemain : pâtes complètes et allumettes de poulet, compotes et de l'eau, de l'eau et encore de l'eau ...





Plus de trois semaines viennent de s'écouler depuis le marathon de Paris (je sais j'ai bien pris mon temps pour raconter cet objectif de début d'année!) , mon marathon , c'est une évidence , j'aime cette course plus que tout autre pour tout ce qu'elle m'a déja apportée. 


Ma '' préparation  '' s'est faite au feeling , je ne sais pas faire autrement et surtout je n'en ai pas envie. 


J'ai démarré l'année avec des dossards qui m'ont , une nouvelle fois , servi d'entrainements.


J'ai suivi un parcours qui m'a préparé au minimum à la course : 

l'ice trail mi-janvier et les semis (Bullion et celui de Paris)  mi-février et début mars m'ont servi de sorties longues. 

 

L'Ice trail m'a donné l'occasion de démarrer tout doucement l'année par 15 kilomètres en pleine forêt sur terrain lourd (les participants de l'épreuve de 30 kilomètres étaient déjà passés par là) avec de bonnes sensations bien meilleures que l'année précédente. 


Ce parcours va très vite me donner le goût du trail et va influer sur mes choix de course pour 2012.


Près d'une heure et quarante cinq minutes d'efforts et voila les quinze kilomètres parcourus en auto suffisance et avec plaisir. 


L'auto suffisance permet de se concentrer pleinement sur la course et oblige à avoir une organisation optimale des ravitaillements : l'occasion pour moi de tester une formule sac à dos avec deux bidons de 750 ml.


Et comme d'habitude ma ceinture de triathlon porte dossard avec mes barre de pâte d'amandes, noisettes et figues et mon bidon de 500 ml à la main , ce sont les équipements communs à toutes mes courses. 


Comme très souvent en trail il n'y a pas d'affichage du kilometrage et ça me convient très bien.


 


ajoutée par djapouille le 23 janv. 2012




Le mois de février ne sera pas très actif en dépenses physiques et ce pour de multiples raisons expliquées dans un précédent article (http://lebleutriathlete.blogspot.fr/2012/04/hibernation-sportive_07.html) mais je tiens à participer au semi de Bullion 





http://d1clic.nuxit.net/votresiteweb/lionsplaisir/index2.php


C'est comme cela que je conçois mon activité sportive , au service des autres et d'une cause comme celle-là. 

Il y en aura d'autres dans l'année. 


Cette course bénéficie d'un climat un peu rude : 0 degré au départ et sous un magnifique soleil et constitue un parfait compromis entre la course nature et la course sur route. 


Comme souvent je m'associe à un coureur qui a le même rythme que moi (en fait ils sont deux ) dès le début de la course. Nous allons ainsi courir ensemble sans échanger un mot jusqu'à la ligne d'arrivée. 


Cette course m'a procuré beaucoup de plaisir : bon parcours et bonne organisation donc à ne pas oublier pour l'année prochaine. 


Comme je n'anticipe rien, ni mes entraînements ni mes dossards , le prochain me permet de participer au semi-marathon de Paris le 04 Mars 2012.


J'ai trouvé une nouvelle cause à défendre qui me motive pour être présent ce jour là et mettre en avant , à travers ma course ,  l'association CAMELEON (http://www.cameleon-association.org/).


 

L’association Caméléon est accréditée par les services sociaux philippins pour accueillir et prendre soin des jeunes filles abusées sexuellement qui lui sont référées.

Deux maisons d’accueil leur offrent un environnement sain où elles peuvent retrouver les gestes de l’enfance : parler librement, jouer, aller à l’école et apprendre. Pour aider ces jeunes filles à atteindre un nouvel équilibre et bien-être, Caméléon a une approche globale et leur donne accès à:

  • Une éducation
  • Un suivi psychologique/psychiatrique
  • Une aide médicale
  • Un soutien juridique
  • Des valeurs
  • Des activités sportives et artistiques

Caméléon couvre les frais de scolarité, de transport, de nourriture et de logement, ainsi que l’achat de fournitures scolaires et de l’uniforme. L’aide est ajustée au cas par cas.

La réintégration

Après un séjour de trois ans en moyenne dans les maisons d’accueil, les jeunes filles de Caméléon rejoignent leurs familles (naturelles ou d’accueil) et sont réintégrées dans la communauté.

Les filles réintégrées sont toujours suivies par Caméléon et accompagnées par leurs parrains jusqu’à la fin de leur scolarité. Les assistantes sociales de Caméléon coordonnent avec les assistantes sociales des services sociaux publics affectées au quartier ou au village dans lequel vivent les enfants.

 

              

 


Comme souvent pour ce type de course je profite du vendredi pour aller récupérer tranquillement mon dossard et comme d'habitude je ne traine pas en route mais je savoure déja l'instant en prévision de la course qui partira de ce même endroit moins de quarante huit heures plus tard. 

Le samedi est l'occasion de prendre son temps et de profiter des proches mais aussi de soigner la préparation des affaires et du dernier repas avant la course. 


Pas de changement celui-ci est composé de bonnes portions de pâtes complètes et d'allumettes de poulet et de compotes de fruits. 




Je suis sur place très tôt le lendemain pour retrouver les quelques coureurs qui ,comme moi, participeront à la course sous les couleurs de l'association.C'est aussi l'occasion de retrouver quelques bénévoles présents pour nous encourager. 


Nous porterons les t-shirt de l'association , blanc en coton avec de jolis traits de couleurs. 


L'heure du départ approche et nous quittons le café , qui nous a hébergé , pour aller rejoindre la ligne de départ. 


Le semi marathon de Paris débute à l'opposé du marathon de Paris en plein coeur du bois de Vincennes , à l'est de Paris ,fait une boucle jusqu'au centre et revient sur ses pas pour permettre une arrivée quasiment devant le chateau de Vincennes et c'est ce qui fait le charme de ce parcours que je bouclerai en un peu plus de deux heures. 


Normal il s'agit depuis quelques mois de ma moyenne pour cette distance , mais je ne cherche pas la performance , seulement le plaisir d'être là avec d'autres coureurs qui , eux aussi , cherchent à se faire plaisir. 


La prochaine étape de mes course de début d'année est une course à laquelle j'ai déjà participée en 2009 : la boucle de l'eau. 


 

Cette course a pour objectif de récolter des fonds pour des centres d’accueil de jour des malades d’Alzheimer.


 

 

Depuis 1916, le LIONS est la mobilisation volontaire d'hommes et de femmes pour l'amélioration du cadre de vie d'autres hommes.

Pour cela, il a mené au niveau planétaire des missions d'humanité qui ont permis aux plus défavorisés de par la vie ou de par la nature de continuer d'exister dans

la fierté et le bien-vivre.

 

LE SOUTIEN HUMANITAIRE

Lutte contre la maladie d’Alzheimer

Maladie découverte en 1906, elle est liée à une dégénérescence de certaines cellules du cerveau. Il s’agit d’une maladie acquise, d’évolution progressive. A ce jour, elle reste irréversible. En France, 400 000 personnes sont atteintes dont 10% ont moins de 60 ans. Quelques soient les volontés et les efforts déployés par l’entourage du malade, la présence permanente auprès d’eux s’avère souvent impossible.


 

Dans ce but le Lions Club a fondé “Lions Alzheimer” et déjà dans notre région ont été ouverts les centres de jour de Saint Germain-en-Laye, Sartrouville, Montlignon, Pontoise. Dans ces centres, les malades sont pris en charge par une équipe compétente. Ils sont socialisés, écoutés et sécurisés et leurs familles sont ainsi pleinement rassurées.

La boucle de l’eau se veut être une occasion de sensibilisation et d’informations dans la lutte contre cette maladie et une aide à la construction et au fonctionnement de ces centres d’accueil.

L’entière implication du LIONS CLUB de Sannois, Herblay, La Frette dans l’organisation complète de “la boucle de l’eau” peut permettre, grâce aux bénéfices dégagés, d’aider à réaliser un nouveau centre de jour, situé à proximité pour que les familles puissent confier leurs malades pour quelques heures, en toute confiance, tranquillité et sérénité.


 

LE SOUTIEN CIVIQUE

Il faut informer les Franciliens sur l’usage de l’eau et les alerter de son état qui s’aggrave d’année en année et devient aujourd’hui un véritable problème social. Cette inquiètude est relayée par toutes sortes de médias (presse, radios, télévision...) pour éveiller le citoyen non seulement à la qualité environnementale mais également pour le sensibiliser à la conservation du patrimoine des générations futures.

 

 


J'avais vraiment apprécié cette course pour le parcours mi-campagne , mi-urbain, pour ses bénévoles aux petits soins, et surtout pour la cause qu'elle défend. 


Mon seul regret ? Que cette course ne soit pas plus connue et reconnue par les coureurs. Celle-ci est également une excellente préparation à un marathon comme sortie longue. 


Cette idée va très vite faire son chemin dans mon inconscient et je ne vais pas résister à partir à la recherche d'un dossard pour le marathon de Paris.


Il me reste à ce moment là un petit mois pour manger marathon , boire et dormir marathon et surtout une dernière ligne droite à négocier dans l'organisation de ma vie quotidienne pour que cette course soit bien plus qu'un fantasme.


Et pour bien marquer la préparation de cette course de quarante deux kilomètres et cent quatre vingt quinze mètres je vais participer à la première édition des trente kilomètres de l'eco-trail. 


Après les épreuves de quatre vingt et cinquante kilomètres vient s'ajouter celle de trente kilomètres.Celle-ci sera suffisante pour moi.


 

Cette distance est la grande nouveauté de l’année 2012. Ce parcours supplémentaire permet de répondre à une demande de plus en plus importante de coureurs pour les courses nature, mais pour lesquels une inscription au Trail 80 km ou au Trail 50 km n’est pas encore envisageable, surtout en début de saison. 


Avec un départ fixé le samedi 24 mars 2012 à 10h00, la course ralliera la ville de Meudon à la terrasse du Mail Branly, en ne manquant pas de traverser les communes de Chaville, d’Avray, de Marnes-la-Coquette, de Sèvres, de Meudon, d’Issy-les-Moulineaux ou encore le Domaine national de Saint-Cloud et le Parc de l’Ile Saint-Germain.

Les trailers devront boucler les 31 km avec 600 mètres de D+ en 4h30 pour revendiquer le statut de « finisher ».


Avec une distance inférieure à celle du marathon, cette course est faite pour ceux commençant à se mesurer aux Trails de longues distances. Adeptes du semi marathon mais pas encore des marathons, ces coureurs pourront se tester sur une distance encore accessible sans une trop lourde préparation.


 

 

Distance : 31km

% de chemins et sentiers : 82%

Dénivelé : 600 D+

 

Depuis l'Avenue du Château (Meudon 92), en passant au pied de l'Observatoire de Meudon, site magnifique, non autorisé au public, puis par la forêt Domaniale de Meudon, la forêt Domaniale de Fausses Reposes, le Domaine national de Saint-Cloud, l'Ile Saint-Germain, les quais de Seine et la Tour Eiffel, les participants au Trail 30km vont vraiment pouvoir profiter de la nature et d'un patrimoine historique toujours aussi riche !

 

Communes traversées* :

 

Km 0 Départ : Ville de Meudon (92)

Km 9 Commune de Chaville (92)

Km 13 Commune de Ville d'Avray (92)

Km 17 Commune de Marnes-la-Coquette (92)

Km 20 Domaine National de Saint-Cloud (92)

Km 26 Commune de Sèvres (92)

Km 27 Commune de Meudon (Bas) (92)

Km 28 Entrée dans le Parc de l'Ile Saint-Germain (92)

Km 29 Commune d'Issy-les-Moulineaux (92)

Km 30 Ville de Paris XV (75)

Km 31 Arrivée du Trail sur la terrasse du Mail Branly au-dessus du Port Suffren - Paris VII face à la Tour Eiffel (75)

 


J'avais beaucoup d'appréhension avant cette course , d'une part pour la distance , 31 kilomètres , le parcours (82 % de sentiers) mais aussi pour le déplacement en transport (train et bus) jusqu'à la ligne de départ. 


Justement la ligne de départ c'est déja une belle motivation en soi parce que situé juste devant l'observatoire de Meudon dont je défend les couleurs du club de triathlon. 








  


La vue du jardin est magnifique et comme j'ai un peu de temps avant le départ et de retrouver mon ami Eric j'en profite pour marcher un peu jusqu'à l'observatoire et embrasser le paysage et cette vue extraordinaire.

  


Le temps est magnifique et l'instant paraît comme suspendu.L'air est frais mais vivifiant , tout cela est de bonne augure pour l'épreuve qui approche. 


Je retrouve mon ami Eric qui s'est posé beaucoup de questions quant à sa participation mais maintenant qu'il est là , plus question de reculer ! Même si nous n'en menons pas large pas question de se l'avouer , pas maintenant. 


Le départ est imminent et nous commençons à courir ensemble en queue de peloton : le premier kilomètre est en pente assez marquée et cela ne nous facilite pas la tâche. 


Eric sent que c'est difficile pour lui et pudiquement me pousse à ne pas l'attendre , une fois , deux fois ...à la troisième je passe la vitesse supérieure et vais de l'avant la mort dans l'âme. 


Le parcours est époustouflant et je pars à la découverte des 82 % de sentiers , le dernière ligne droite sera urbaine et n'est pas inoubliable. 


Par contre le passage en nature et en forêt est extraordinaire largement facilité par le temps ensoleillé et qui deviendra même chaud. 


Cette édition de trente kilomètres se fait en autosuffisance sur 21 kilomètres jusqu'au ravitaillement qui me permet de retrouver le parc de Saint cloud.


 

 

 


C'est un véritable paradis pour coureur dans au milieu duquel je suis souvent venu m'entraîner.

Le retrouver dans ce contexte et pour cette course tombe à pic. 


Ce ravitaillement me permet de reprendre des forces et de remplir mes bidons mais aussi d'échanger quelques mots avec d'autres concurrents. 


Je repars en ayant repris des forces et content d'avoir parcouru les deux tiers du parcours. 


Les derniers kilomètres seront moins buccoliques puisque nous remontons jusqu'à la tour Eiffel. Celle-ci comme de nombreuses courses dans Paris nous sert de repère et de boussole pour arriver jusqu'à la ligne d'arrivée. 


Je passe celle-ci après trois heures et trente neuf minutes de course.


Heureux,fourbu mais inquiet pour Eric qui n'a pas du en terminer , je l'appelle. 


Il lui reste au moins sept kilomètres , je pense fort à lui et espère qu'il va tenir jusqu'au bout ! Il lui reste cinquante minutes. 


Je prendrai de ses nouvelles un peu plus tard et il aura réussi quelque chose d'énorme : passer la ligne d'arrivée avec sa petite fille de deux ans avec quelques secondes d'avance sur le temps limite. 


Belle histoire de motivation et de persévérance. Je suis fier d'être son ami. 


Il me reste trois semaines pour laisser venir le marathon. Un seul dossard d'ici là sous la forme d'un triathlon sprint la semaine suivante (750 mètres de natation,vingt kilomètres de vélo et cinq kilomètres de course à pied) , je le raconterai plus tard lorsque j'aborderai la saison de triathlon.


Je gère au mieux le temps qui me reste jusqu'au marathon pour être le plus frais possible et cela rejoint le compte à rebours du début de l'article. 


Deux jours avant le marathon je profite d'une journée de congé pour aller chercher mon dossard et préparer mes affaires à la maison. 


La veille , je cale un petit footing de 5 kilomètres tout juste en vingt huit minutes , c'est le rythme idéal que je me suis fixé , même si je ne veux pas me fixer d'objectif horaire. 


La nuit précédent l'épreuve me permet de bien dormir et c'est bien avant cinq heures du matin que j'ouvre les yeux.


Je suis serein et heureux , heureux d'être là , d'être vivant et d'avoir les moyens physiques de participer à cette aventure. 


Le petit-déjeuner est le même que tous les autres matins de l'année , je ne déroge pas à cette règle mais pour les prochaines courses vais essayer de me lever plus tôt pour permettre me permettre de mieux digérer. 





La départ de la course est prévu à 08 H 45, je suis au parking à dix minutes de  la maison avant 07 H 00 du matin. Il reste quelques places mais le niveau du parking est déjà bien rempli, il sera vite complet. 

Je termine ma préparation et n'oublie rien de ce qui me sera utile pendant toute la course y compris mon bracelet DATA VITAE et prends mon temps pour me diriger vers le départ bouteille et bidon à la main. 
Le temps est glacial (pas plus de 7 °) et un vent qui va nous donner un ressenti plus froid encore. Je réalise très vite que j'aurais du être un peu plus prévoyant pour ma tenue de course.
La foule est, comme d’habitude, incroyablement compacte lorsque l'on arrive sur les Champs Élysées et comme convenu je me dirige vers le point de rencontre fixé avec mon ami Fabrice.

Ce marathon a le goût de l'amitié puisqu'en plus de Fabrice je peux compter sur Philippe, Eric et sa famille pour le trentième kilomètre mais aussi ma femme et ma fille à l'arrivée. 

Avec des soutiens pareils je devrais pouvoir voler jusqu'à l'arrivée. 

Bon ce n'est pas exactement ce qui s'est passé. 

Le départ est interminable : je suis allé, comme prévu, dans le sas des quatre heures et je passe, au gré des vagues successives, la ligne de départ trente cinq minutes après les premiers. 

Cela me laisse le temps de grelotter ! 

 Comme toujours le départ est compliqué car il faut être très vigilant pour ne pas être piégé par tout ce qui traîne sur le sol : bouteilles, vêtements, sacs plastiques ...

Les premiers kilomètres sont très agréables et je profite au maximum de l'ambiance si particulière de cette course. 

L’ambiance justement parlons en car elle sera, elle-aussi, un partenaire incontournable du coureur : plus de deux cent mille personnes sont présentes sur tout le parcours à porter littéralement les coureurs et à guetter parmi tous ces visages marqués par la fatigue et bien souvent la douleur, un proche ou un ami. 

Je gère ma course à mon rythme et surtout en fonction des sensations que me renvoient mon propre corps.Le vent est un invité inattendu et vient renforcer le froid ressenti pendant toute la course. 

Je me fixe des objectifs à très court terme et prend les choses comme elles viennent. 

C’est comme dans  la vie de tous les jours ! 

Rivoli, Bastille, Faubourg Saint Antoine, Vincennes, Voie Georges POMPIDOU, Bir Hakeim,Bois de Boulogne...


Chacun de ces endroits, de ces passages restent gravés à tout jamais dans ma mémoire et mon vécu de coureur. 






Je sais par exemple que lorsque le peloton de coureurs commencent à se diriger ves les quais je ne vais pas tarder à sentir les douleurs inhérentes à la course et que celles-ci ne se calmeront pas de sitôt.


J'ai appris à vivre avec elles et à les supporter , elles me font sentir vivant et plus fort que tout.


C'est pourquoi jusqu'à présent j'ai appris à les dompter pour mieux les supporter. 


Et puis au kilomètre 30 mes amis Eric,Odile et Philippe ont patienté une bonne partie de la matinée pour me voir passer alors le moins que je puisse faire c'est de tenir bon.




Depuis le trentième kilomètre le mental a pris complètement le dessus et j'avance en pilotage automatique. 


Le regard bienveillant de la Tour Eiffel ne peut rien pour moi. 


Je continue le tête à tête avec moi-même et j'en fais mon affaire. 


Je mets un pied devant l'autre et m'appuie sur les ravitaillements pour tenir bon et continuer à avancer. 


Le bois de Boulogne arrive enfin et psychologiquement c'est un vrai soulagement même si il reste quelques kilomètres. 


J'alterne course et marche afin de rendre la fin du marathon plus supportable pour mes genoux. 


Si j'avais pu penser accomplir tout le parcours en moins de quatre heures , je vais très vite comprendre que cela ne sera vraiment pas possible. 


Le résultat montre bien qu'au fil des kilomètres le temps perdu ne sera pas rattrapé. 


Mais le plus important n'est pas là. 


C'est le marathon de l'amitié mais aussi de l'amour puisque deux cent mètres avant la ligne d'arrivé j'ai le grand bonheur de serrer ma femme et ma fille dans mes bras. 


Je savoure cette ligne d'arrivée et cette magnifique ambiance qui , par endroits,pouvaient faire penser à certains passages d'étapes du Tour de France rendus étroits par la proximité avec le public.  


Je retrouve les deux amours de ma vie quelques minutes plus tard auréolé de ma médaille et de mon coupe vent. 










Par legrandbleutriathlete
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 23:07

 




Fin Janvier - fin février 2012


Depuis plusieurs semaines , conditions atmosphériques (entre autres) obligent , j'ai sagement laissé les affaires de sport bien rangées pour littéralement hiberner , oui je crois que le mot n'est pas trop fort pour illustrer l'état dans lequel je me suis mis pendant cette période. 


En me demandant même si j'allais parvenir à renverser la situation et à reprendre le chemin de l'entrainement ou des dossards ! 


Pas très brillant comme constat même si à l'heure ou j'écrIs ces lignes je connais déja la réponse à mes multiples interrogations et le dénouement de l'histoire. 


Cette période que je viens de traverser , et qui a finalement duré plusieurs mois,  m'a laissé sur le bas côté de la route , à regarder passer les autres : natation, cyclisme et course à pied , même combat. 


Mêmes combats pour s'arracher une bonne fois pour toutes et reprendre le chemin du plaisir. 


Ce n'est ni plus , ni moins que cela. 


Les différents dossards qui , à une certaine époque pas si lointaine , ne devaient pas me servir d'entraînements (!) m'ont maintenu la tête hors de l'eau. 


Je ne ressentais plus de goût à l'effort , cela ne me ressemblait pas. 


Rien ne me donnait l'envie de me faire violence et de reprendre la route.


Et je crois que le secret est là ! 


Le sport ne nous permet pas de faire semblant et nous demande un investissement total et sincère.


Mais il peut aussi nous faire tomber dans certains ecueils comme le surentraînement.


Je suis persuadé avec le recul que c'est exactement ce qui m'est arrivé. 


A trop vouloir courir j'ai fini par ne plus aimer cela du tout , incroyable pour moi d'écrire ces lignes.


Je n'aurais jamais imaginé cela un jour. 


Par contre la course à pied n'a jamais cessé d'être ma passion tout comme le triathlon , alors à défaut d'une pratique régulière j'ai compensé par la lecture effrenée d'un certain nombre de magazines spécialisés mais aussi par l'écriture de mes blogs. 


D'ailleurs ce qui est drôle finalement , c'est que depuis que j'ai repris l'entraînement j'ai plus de matière pour écrire mes expériences de sportifs mais moins de temps pour les partager avec vous. 


C'était ma manière à moi de courber l'échine en attendant des jours meilleurs qui ne venaient pas. 


Je vous l'accorde ce n'est pas très glorieux mais cela a été mon lien avec le sport (et le reste) et m'a permis de ne jamais complètement couper et surtout de commencer à remonter la pente. 


Cette lecture éffrénée de quelques magazines par mois m'a permis de tenir mais m'a aussi renvoyé à la figure mon absence de pratiques.


Rien ne pouvait m'aider dans cette traversée du désert si ce n'est de m'appuyer sur mon environnement familial qui sera toujours le pilier majeur de ma vie. 


Sportif je le suis jusque dans mes gènes et comme pour toute hibernation ce caractère bien particulier de mon identité ne demande qu'à renaître.  


Et puis dossard après dossard l'envie est revenue et l'hibernation avec toutes ces mauvaises pensées s'est éloignée elle aussi. 


Reprendre le chemin de l'entrainement a bouleversé ma vie à nouveau et m'a permis de reprendre ma place.


L'entrainement matinal a repris depuis au moins 3 semaines et m'apporte des sensations bénéfiques auxquelles je n'avais plus goûtées depuis longtemps. 


Il me reste à organiser à ma manière la fréquence de ces sorties et de mes séances de vélo et de natation autour de mes objectifs de course que je vous ferai partager bientôt.


Ne comptez pas sur moi pour relater des plans d'entraînement , cela ne me ressemble pas et surtout ne correspond pas du tout à l'odée que je me fais de la pratique sportive. 


En attendant , en préambule de cet article , je vous laisse savourer le début du concert qu'Adèle a donné le 22 septembre 2011 et qui m'accompagne lors de mes sorties matinales.


Cette première chanson laisse imaginer ce que tout le concert va procurer à ceux qui le regarderont , une véritable bouffée d'oxygène et une fraîcheur que ne renierait pas un sportif ! 


Je consacrerai un article tout entier à Adèle dans une prochaine parenthèse musicale...


Vendredi 06 avril 2012 , 23 H 00.


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Par legrandbleutriathlete
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 19:18

J'ai abordé ce début d'année de la meilleure façon qui soit en ...courant ! J'avoue que ce n'est pas très original pour un triathlète mais c'est tellement agréable de retrouver des sensations de sportif !


Après mes deux dossards de la corrida de Houilles (cf mon précédent article : La dernière ligne droite !) , la fin d'année a été calme , très calme même simplement ponctuée de deux séances de natation studieuses dans la magnifique piscine d'eau salée de Deauville. 


Jean-Claude Boscher




Le retour à la maison coincidant avec le nouvel an m'a permis de repartir du bon pied et surtout avec ma fameuse sortie du nouvel an , qui est pour moi un bon baromètre pour la saison à venir.


Je récidive le week-end suivant par une sortie qui ne dépasse pas l'heure 

(58 minutes !) mais me trouve en pleine possession de mes moyens et laisse augurer de bonnes choses pour 2012. 


Le premier dossard de l'année approche et est prévu pour le 22 Janvier ce sera un trail de 15 kilomètres couru en pleine forêt.


J'avais déja participé à l'édition 2010 mais celle-ci n'est pas restée dans les annales.


J'étais mal préparé , des douleurs aux genoux qui apparaissent assez tôt pendant la course bref rien de satisfaisant.


Reste le goût du trail qui , petit à petit , laisse imaginer d'autres objectifs dans ce domaine. 


Petite nouveauté pour la saison 2012 , le bracelet Data Vitae qui m'est très vite devenu indispensable : 


 


 

 


 

 

Celui-ci permet de s'adonner à toutes activités en oubliant que l'on est parti sans papier et sans coordonnées de secours. 


J'aime bien l'idée , sa forme et les services qu'il pourrait rendre. 


Je me demande bien comment nous avons pu pratiquer nos activités favorites sans lui jusqu'à présent. 


J'ai tissé un partenariat avec Data Vitae , c'est la raison pour laquelle le lien est visible et le site disponible depuis mon blog ! 


Je suis très enthousiaste sur ce produit et ai découvert à travers Facebook que bon nombre de mes contacts avaient été conquis. 

 

Encore plus que pour les courses sur route ce petit bracelet est idéal pour participer à des trails sur lesquels le coureur est souvent livré à lui même.  


Ce qui explique que l'état d'esprit est différent et une vraie bouffée d'oxygène , tant par son environnement que par les chemins empruntés , ses participants et ses organisateurs.. 


Et puis c'est surtout une ambiance et une mentalité différentes. 


Le départ de l'Ice Trail se déroule donc gentiment , comme d'habitude je prends place en queue de peloton et prend un rythme tranquille. 


Très vite nous arrivons dans les bois et le parcours est vraiment très agréable mais il est important de se concentrer sur le parcours car les chemins sont très glissants et semés d'embûches.


Dès le début de la course certains font des glissades et des chutes impressionnantes car les obstacles ne manquent pas : troncs d'arbres , branches basses et agressives , chemins et abords très boueux. Mais c'est ce qui contribue à faire de cette course un vrai terrain de jeux comme je les aime. 


Tout le parcours , qui finalement sera de plus de 16 kilomètres (pour 15 kilomètres prévus) , sera suffisament varié pour que je reste concentré comme jamais sur les endroits ou je pose mes pieds. 


Jusqu'à ce qu'une descente un peu plus raide que les autres perturbe ma cheville et la laisse douloureuse jusqu'à la ligne d'arrivée mais finalement rien de grave.


L'ambiance ,bon enfant et concentrée, nous conduit jusqu'aux derniers hectomètres de cette course que j'aurai appréciée pendant chaque minute. 


Côté ravitaillement il était indispensable de le prévoir car rien n'était prévu sur la distance de 15 kilomètres. 


Je me suis donc bien équipé en barres d'amandes et de pâtes de fruits. 


Pas de camel back en ce qui me concerne mais un petit sac à dos avec deux bidons de 750 millilitres et mon inséparable bidon de 500 millilitres , c'était la bonne solution pour moi qui prend toujours le temps de bien m'hydrater. 


La fin du parcours se déroule comme dans un rêve et une fois la ligne d'arrivée passée je prends le temps de récupérer sur le chemin qui me conduit à la voiture. 


Le temps a été idéal car l'hiver se s'est pas encore montré sous ses jours les plus rudes. 


Vous l'aurez compris , l'expérience m'a plus et même beaucoup plu et me motive pour le parcours de 30 kilomètres de l'Eco Trail sur lequel je me suis inscris à l'aveugle , il y a déja quelques mois.

 


Je ne sais pas pourquoi mais je sens que je ne vais pas le regretter et cela va même me donner d'autres idées pour la suite de la saison. 


Et enfin je ne pouvais pas manquer un départ de Meudon mon vrai club de coeur depuis longtemps !

Par legrandbleutriathlete
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 22:15

Pour mieux comprendre d'ou je viens en natation , je ne résiste pas à l'envie de reprendre la chronologie de la relation que j'ai tissé avec le crawl :

Voici un extrait du site : '' Le Plaisir de Nager '' :

En préambule je dois avouer que j'éprouve beaucoup de difficultés à intégrer les bons gestes du crawl.

Mais cette fois c'est décidé j'ai très envie de rejoindre mes compagnons d'entraînement de Meudon sans être un énorme boulet (ce que je suis en ce moment) !

 

Bref intégrer les bons mouvements et surtout développer la vitesse nécessaire à un bon début de course sur une épreuve de triathlon.

 

Jusqu'à présent la brasse m'a contenté mais là je vais passer à la vitesse supérieure et suis prêt à d'intenses efforts , tout comme en vélo et en course à pied !

 

J'ai deux mois devant moi pour préparer la saison 2011-2012 pour être en phase avec le groupe.

 

Ca sent l'objectif majeur tout ça !

La respiration : inspirez, expirezzzzz...EXPIREZ !!!!



Pour nous autres pauvres terriens dépourvus de branchies, il est indispensable d'inspirer de l'air dans nos poumons pour nager.


Pour l'inspiration, en crawl, il n'y a pas de trop d'alternative possible: il faut inspirer vite et fort au moment où la bouche et le nez sont en contact avec l'air. 


Pour inspirer beaucoup et donc prendre le maximum d'oxygène à chaque respiration, encore faut-il préalablement avoir bien vidé ses poumons de l'air vicié. 


Pour bien expirer en crawl (et accessoirement en papillon et en brasse), il est conseillé de procéder en deux temps: 


- il faut d'abord expirer légèrement tout au long de la phase sous-marine ;


- puis expirer fortement juste avant de reprendre sa respiration ; cette seconde phase d'expiration permet de bien vider ses poumons de l'air vicié (appelé "volume de réserve expiratoire"). Il faut savoir que le volume utilisé par nos poumons au repos est de l'ordre de 0.5 litres; ce volume passe à 5 litres en cas d'expulsion d'air forcé. Ce chiffre est purement indicatif. Les sportifs ont en général une capacité pulmonaire supérieure à la moyenne. Quant aux champions, elle peut atteindre des volumes au delà de 10 litres (sans parler des apnéistes).


Un facteur important s'appelle le VEMS (Volume Expiré Maximum première Seconde) appelée aussi la Capacité Pulmonaire Utilisable à l'Effort. C'est le volume maximum que l'on peut expirer très rapidement la première seconde ; il doit représenter 70 à 80% de la capacité vitale (c'est à dire le volume d'air que l'on peut expirer, étant précisé qu'un certain volume d'air résiduel reste toujours dans les poumons ; les poumons ne sont jamais complètement vides). Ainsi, grâce à une expiration forte et instantanée juste avant l'inspiration, le nageur bien entraîné peut expulser une grande quantité d'air vicié (bien supérieure à ce qu'il peut expirer s'il le fait doucement sous l'eau).


Il est donc important de travailler cette capacité d'expiration rapide et forcée en pensant à expirer fortement et rapidement juste avant de reprendre sa respiration. 


L'intérêt d'expirer en deux phases (doucement puis forcée juste avant l'inspiration) permet d'éjecter plus d'air vicié, tout en gardant de l'air dans ses poumons durant la nage.


En crawl, surtout, il est conseillé de garder le coude haut placé lors du trajet sous-marin. C'est vrai également en papillon et en brasse. En dos crawlé, c'est évidemment l'inverse: le coude doit rester plus bas que la main.


Pourquoi cela ? Il y a deux raisons principales:


1) la première et la plus évidente c'est que cela permet d'avoir un appui plus grand et plus long perpendiculairement au mouvement du nageur. Si l'on s'imagine le bras être une rame avec laquelle le nageur se propulse, il est clair que plus la rame peut déplacer d'eau dans le sens contraire au mouvement, plus le nageur ira vite (en vertu de la simple loi physique de l'action/réaction) :« Tout corps A exerçant une force sur un corps B subit une force d'intensité égale, de même direction mais de sens opposé, exercée par le corps B ». 


Sur la série de clichés suivants, on voit un nageur effectuant son geste en gardant bien le coude bien haut; le trait vert au contraire représente, de manière approximative, la position de son bras s'il ne gardait pas son coude haut et s'il n'effectuait pas son mouvement correctement ; on voit tout de suite que son bras ne serait pas perpendiculaire au mouvement tant que sa main n'est pas passée à l'aplomb de son épaule; au contraire, en gardant le coude haut, le bras du nageur se place très tôt de manière perpendiculaire au mouvement; c'est autant de forces générées dans le bon sens qui vont le propulser vers l'avant. 


Si le nageur ne garde pas son coude haut, pendant toute la première partie de son cycle sous-marin, il ne va pas déplacer l'eau vers l'arrière mais vers le fond puis de trois quart. Cela réduira d'autant sa force de propulsion vers l'avant.









2) la seconde raison n'est souvent pas perçue et a trait à l'hydrodynamisme: il ne faut jamais oublier en natation que l'ennemi premier du nageur c'est sa surface frontale. Plus la surface frontale du nageur est faible, plus sa pénétration dans l'eau (hydrodynamisme) sera meilleure. 


Or en gardant le coude haut, dès le début du mouvement sous-marin, cela a pour conséquence immédiate de réduire cette surface frontale. En effet, du fait qu'il plie le coude très tôt, cela lui permet de garder ses biceps et triceps plus horizontaux que s'il ne pliait pas le coude et le bras devant le tronc. Ainsi, en début de cycle, la surface frontale de son bras se trouve réduite à la surface perpendiculaire au mouvement et la surface frontale du nageur dans son ensemble est plus réduite que si sa main était plus basse dans l'eau avec un bras plus tendu que plié. C'est autant de surface frontale en moins ! 
 

 

Entre mes bonnes intentions déclarées en Juin dernier et les 7 mois qui viennent de s'écouler j'ai parcouru 51,200 Km : ce n'est pas exceptionnel pour un triathlète mais pour moi ça l'est suffisamment pour l'évoquer et peut être  rassurer ceux qui veulent goûter au triple effort sans avoir besoin d'investir plusieurs heures par semaine. 

Mon entraînement est resté très solitaire car je ne me sens pas d'un niveau suffisant pour venir m'aligner aux séances du club deux fois par semaine mais cela ne m'empêche pas de planifier mes propres séances de manière assez basique mais ce que je veux y mettre pour progresser me suffit. 

Je me suis plus particulièrement familiarisé avec l'utilisation de matériels comme le pull boy ou les plaquettes. 

Je me sens progresser parce que je prends du plaisir à parcourir les lignes les unes après les autres. 

L'un de mes objectifs 2011 qui consistait à parcourir de 500 à 1000 mètres en crawl sans arrêt au stand est atteint mais j'ai très envie d'être plus ambitieux pour cette année et particulièrment pour continuer à me faire plaisir sur des épreuves de triathlon.

Depuis quelques mois la natation est le sport auquel je m'accroche pour garder un minimum d'activité physique

Lorsque je fais une pause significative tant pour le vélo que  pour la course à pied il me reste toujours la natation.

Pour les prochaines séances je vais essayer d'allonger au maximum les distances en crawl afin de 

 pratiquer le crawl comme un reflexe. Mes efforts porteront sur les battements de jambes , entre autre :  

Battre des jambes en crawl (article tiré du site : le plaisir de nager ) : 

Pourquoi battre des jambes en crawl ?

Battre des jambes vous fera normalement nager plus vite notamment pour les trois raisons suivantes :

Raison 1 : garder un meilleur positionnement dans l'eau : battre des jambes permet de garder les jambes dans le bon alignement du corps: si vous ne battez pas des jambes, vos jambes auront plus tendance à plonger; en battant des jambes, même de manière légère, cela vous permettra de garder une meilleur horizontalité dans l'eau. L'écueil à éviter est d'avoir un battement qui sort trop du sillage du nageur ou qui vous freine. Il est vrai que le port d'une combinaison limite quelque peu cet intérêt pour certaines compétitions en eaux libres (triathlon).

Raison 2 : augmenter son allonge : même en battant en 2 temps, si le battement est bien placé, il va permettre d'ajouter à la traction du bras une force venant de l'arrière qui poussera le bassin du nageur vers l'avant et qui lui fera ainsi gagner un peu en amplitude par coup de bras. Un battement en 2 temps,  même peu consommateur d'énergie, peut permettre de gagner ainsi (au moins pour un piètre batteur de jambes) 1 ou 2 coups de bras par 25m. A chaque battement, vous gagnez quelques centimètres et c'est autant de gagner sur une longueur. Pour cela, concentrez-vous quand vous battez des jambes sur l'avancée du bassin qui doit en résulter et faites le test en comptant votre nombre de coups de bras par longueur.

Raison 3 : maintenir une vitesse plus constante : si vos bras peuvent vous tracter à 3km/h, quel est l'intérêt de battre des jambes quand celles-ci vous propulsent elles seules à disons 1,5 km/h ? En physique, les deux vitesses ne s'ajoutent pas et cela nous fera pas nager à 4,5 km/h (3+1.5). Alors pourquoi battre des jambes ? En fait, la vitesse du nageur (et surtout la génération de la puissance) n'est pas constante tout au long du cycle de nage: suivant le moment du cycle de bras, la puissance sera plus ou moins importante. Si le battement est efficace et est réalisé avec un bon timing par rapport aux bras, il va permettre de lisser cette puissance et cette vitesse et d'éviter trop d'a-coups. Maintenir une vitesse plus constante permettra ainsi au nageur de nager plus vite.

Je ne manquerai pas de vous faire partager dans quelques semaines mes progrès 

dans ce domaine car je compte bien franchir ce palier sans tarder.  

Par legrandbleutriathlete
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 21:24

http://www.carevox.fr/auteur/lebleutriathlete

 


Par legrandbleutriathlete
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